Pêche sportive

Pour ceux qui me connaissent, vous savez bien que je prends toutes les années le permis de pêche du canton de Berne. Je vais principalement dans la Suze, la Kander, la Gürbe et depuis deux saison, il m’arrive de monter dans le la de Engstlen, au fin fond du canton. Il m’arrive aussi de pêcher en vacances. C’est dans le sud de la France que j’ai appris avec l’aide de mon papa à pêcher à la mouche. On est aussi allé pêcher au Québec sur un lac, sans oublier les pays scandinaves où j’ai sortis mon seul saumon jusqu’à présent!  Je pêche surtout la truite, l’ombre (quand c’est possible) et autour de chez moi, la perche. Ma pêche préférée est la pêche à la mouche (avec des mouches “made by Benoît), mais c’est aussi la plus compliquée. Bref, dans les sous-menus, vous allez découvrir les différentes techniques de pêche dont je pratique.

J’ajoute ici la définition de la pêche “sportive”, car beaucoup d’entre vous ne définit pas la pêche comme étant un sport…Mais je vous assure, après une journée de pêche, le soir, on est bien fatigué!

La pêche sportive est un type de pêche où l’objectif est le plaisir de la pratique, et où la consommation ou la vente des prises est secondaire. Elle nécessite généralement une expérience et de bonnes conditions physiques. Ces éléments et ses objectifs sportifs tendent à la distinguer de la pêche de loisir.

Ce type de pêche suit un « esprit sportif » : une forme de respect de l’adversaire (le poisson), respect d’un règlement, de la Loi, et de l’environnement des compétitions, etc.

Voici les techniques de pêche dont je pratique:

A la mouche

La pêche à la mouche est à la fois une activité de pleine nature, un loisir et un sport.
La pêche à la mouche permet de prendre tous types de poisson dans des milieux variés, par exemple la truite, la carpe, l’ombre etc. (eau douce ou eau salée, rivières ou lacs et étangs).

Malgré l’essor et la popularisation au cours des années 90 de techniques innovantes permettant de pratiquer avec succès en mer ou sur les poissons carnassiers d’eau douce, elle reste encore traditionnellement associée à la pêche de la truite, de l’ombre ou du saumon atlantique en rivière.

  • Cette technique de pêche de loisir est caractérisée par:
  • L’utilisation de mouches artificielles
  • L’utilisation d’une ligne, appelée soie, dont le poids et l’épaisseur sert à propulser la mouche au moyen du lancer dit “fouetté”

C’est ce mode de lancer qui distingue le plus cette technique de tous les autres modes de pêche et qui constitue sa spécificité.

On peut aussi utiliser un lancer léger monté avec un train de 3 ou 4 mouches propulsé par un buldo. Cette technique, très efficace en début de saison, permet de prospecter les courants et les zones encombrées avec facilité.

Technique

La pêche à la mouche en eau douce peut se décomposer en trois catégories définies par ce que la mouche utilisée tente d’imiter:

  • la mouche sèche (imitation d’insectes flottants en surface)
  • la nymphe et la mouche noyée (imitation de larves ou de nymphes d’insectes aquatiques se déplaçant sur le fond ou dérivant naturellement entre deux eaux)
  • le streamer (imitation d’alevin ou de petit poisson)

En mer, elle se pratique presque exclusivement au streamer, celui-ci pouvant alors également imiter certains crustacés (crabe ou crevette par exemple).

Une “mouche” artificielle est une imitation de toute proie susceptible d’être consommée par un poisson. La dénommination (mouche) vient du fait que la technique avait initialement comme but exclusif de pêcher les poissons gobant des insectes en surface. Les pêches sub aquatiques (noyée, puis nymphe) sont venues plus tard. La dénomination “mouche” reste utilisée pour les imitations d’alevin ou de jeune poisson, même si ce ne sont pas des insectes.

Un poisson peut prendre une mouche artificielle pour plusieurs raisons:

  • La mouche imite de façon satisfaisante l’aspect visuel et/ou le comportement d’une proie que le poisson a l’habitude de manger
  • La mouche provoque, par son animation et/ou ses couleurs ou reflets, un réflexe d’agressivité du poisson

Les discussions sur le choix de la bonne mouche selon les conditions sont souvent très riches entre les passionnés.

Les mouches artificielles

Elles sont souvent confectionnées par le pêcheur à la mouche lui-même. Le montage de mouche est une activité à part entière qui occupe les passionés pendant de longues heures de préparation minutieuse. Cette activité nécessite, outre une grande dextérité, une bonne connaissance des comportements alimentaires des poissons recherchés et également en entomologie. On notera toutefois que certains modèles très efficaces n’imitent rien en particulier. On parle alors de “mouche d’ensemble”.

Une mouche est montée en fixant sur l’hameçon divers matériaux, naturels ou synthétiques à l’aide d’un fil de montage (ou soie de montage). Parmi les matériaux les plus utilisés on citera les plumes de coq ou de faisan, mais également de canard, les poils de lièvre, de sanglier, de cervidés (étant creux ils permettent une meilleure flottabilité des leurres) et une variété infinie de matériaux synthétiques spécialement développés pour cette activité.

L’hameçon est généralement maintenu en place dans un étau spécialement conçu pour cet usage.

Matériel et Accessoires

Matériel:

Tous les adeptes de la pêche à la mouche ont besoin de :

– Une canne ou “fouet”, aujourd’hui en carbone. Pendant longtemps il s’agissait de cannes en bambou noir, le plus souvent en un seul brin, parfois avec une virole (donc en deux brins). Avec l’industrialisation et l’évolution de la qualité des colles, à partir de 1865, la canne en bambou refendu s’est peu à peu imposée. Son prix prohibitif à permis, dès 1965 à la fibre de verre de la supplanter, puis, vers 1990, au carbone de s’imposer.

– Un moulinet qui ne possède qu’une fonction de réserve de fil. Il en existe de plusieurs types, manuels (simples ou démultipliés), semi-automatiques (citons notamment le Vivarelli) ou automatiques.

– La soie qui est l’élément propulseur du leurre et qu’il faut “fouetter” pour obtenir une distance de lancer. Il en existe certaines qui sont naturelles (en soie) qui demandent un peu d’entretien, mais la plupart sont synthétiques. La soie peut être flottante, plongeante ou intermédiaire : cela dépend des conditions de pêche, du poisson mais aussi des goûts ou des capacités de chacun. La soie peut adopter diverses formes, shooting head, double taper, weight forward voire “parallèle”.

– Raccordé au moulinet d’un coté et à la soie de l’autre on trouve le backing qui est une réserve de fil pour le cas ou toute la soie serait sortie du moulinet (souvent avec des gros poissons). Au bout de la soie on trouve le bas de ligne qui fait la transition entre la soie et la mouche. Celui-ci peut être conçu avec des nylons de différents diamètres raccordés entre eux, ou bien il peut s’agir d’une sorte de tresse de diamètre dégressif, voire, plus classiquement, d’un nylon de diamètre dégressif communément appelé “queue de rat”. Enfin, fixée à l’extrémité du bas de ligne, la mouche sera imitative (une nymphe, une noyée, une sèche, une émergente) ou incitative (un streamer).

Accessoires:

Nombreux sont les accessoires du pêcheur à la mouche, outre le fameux “chapeau à plumes” remplacé de nos jours par une casquette ou une simple visière, l’équipement est composé d’un gilet lui-même affublé de nombreux petits outils ou accessoires. Le gilet permet de stocker les différentes boites à mouches, les bas de lignes ou les bobines de fils, les lunettes polarisantes trouveront également leurs places, elles permettront de pouvoir observer le poisson en cas de clarté de l’eau et d’ensoleillement suffisant. On pourra trouver dans le gilet une pince pour écraser un ardillon ou ôter un hameçon maladroitement planté dans un vêtement (ou dans la main), une pince coupe-fil, une aiguille pour déboucher un œillet, un produit hydrophobe pour permettre aux mouches sèches de flotter. Autre élément essentiel de l’équipement du moucheur : un pantalon de wading(WADERS) (sorte de salopette en matière imperméable qui permet de s’avancer dans le lit de la rivière) ou des cuissardes (bottes hautes).

Même lorsqu’ils pratiquent le no-kill, les moucheurs sont souvent munis d’une épuisette(à maille fine), qui leur permet de décrocher le poisson sans risquer de le blesser.

Histoire

La première description écrite de pêche à la mouche se trouve dans le “Natura Animalium”, où Claude Aelien (200 après J.C.) décrit une technique de pêche macédonienne consistant à leurrer des “poissons tachetés” (probablement des truites fario) à l’aide d’hameçons recouverts de laine rouge et cerclés de plumes de coq. Il est remarquable de constater qu’au XXIe siècle c’est la même technique, pratiquement inchangée, qui permet aux “moucheurs” de leurrer des truites en imitant Ecdyonurus venosus (éphémère de la famille des Heptagéniidés).

La deuxième référence écrite est celle de Juliana Berners (ou Barnes ou Bernes -l’orthographe des noms en vieil anglais étant très difficile à déterminer aujourd’hui-), abbesse de l’abbaye de Sopwell (Angleterre) au XVe siècle : il s’agit d’ailleurs du premier écrit sur la pêche fait par une femme. Le “Livre de St-Alban” (“Book of St-Alban”) est une sorte de guide de savoir-vivre à l’usage de la noblesse : il traite donc des trois savoirs fondamentaux qui font “un homme de qualité”, à savoir d’héraldique, de chasse (notamment de fauconnerie) et de pêche. Troisième partie du “Livre de St-Alban”, le “Traité de pêche à la ligne” a été imprimé pour la première fois en 1496, mais plusieurs exemplaires manuscrits lui sont antérieurs, dont le plus ancien date de 1425. Il est aujourd’hui couramment admis qu’il s’agissait déjà de la transcription d’un ouvrage antérieur, probablement une ode issue de la Cour d’Orange. Le “Traité de pêche à la ligne” décrit parfaitement les techniques à mettre en œuvre pour fabriquer douze leurres artificiels (imitant des insectes) appelés mouches.

C’est au XVIIe siècle que la littérature consacrée à la pêche à la mouche commence à s’étoffer vraiment, notamment avec les remarquables apports de Charles Cotton et de Izaak Walton.

Au Toc

Les cours d’eau

Le cours d’eau idéal pour la pêche au toc varie selon les goûts du pêcheur. Cependant, on considère généralement qu’une rivière adaptée peut aller du petit ruisseau de montagne de quelques dizaines de centimètres de large et de profondeur, jusqu’à la rivière moyenne de plaine d’une quinzaine de mètres de large pour une profondeur n’excédant pas trois ou quatre mètres. Hors de ces limites, les salmonidés risquent d’être beaucoup plus rares et il ne sera plus question d’utiliser cette technique.

Les poissons

Le pêcheur au toc recherche (en général) les salmonidés tels que les truites fario et plus rarement l’ombre, appréciés pour la noblesse de leur chair. Cependant, on peut aussi vouloir piquer quelques poissons blancs (chevesne, gardon, …) qui réjouissent davantage par leur aspect combatif que par leurs qualités culinaires. La taille des prises dépend beaucoup de l’appât utilisé et, de ce fait, de la taille de l’hameçon employé. On peut considérer aussi que les poissons visés excèdent rarement le mètre, pour quatre ou cinq kilos maximum. Ainsi, on considèrera comme un beau poisson une truite fario sauvage de plus de quarante centimètres (par exemple).

Les appâts

Les appâts sont la plupart du temps récoltés sur le lieu de pêche, afin de se rapprocher au mieux de l’alimentation habituelle des poissons autochtones. On emploie en général des vers de terre, des teignes ainsi qu’une multitude de larves ramassées sous les pierres : patraque, porte-bois … En bref, tout ce qui constitue une nourriture potentielle peut constituer une bonne esche : sangsue, sauterelles, mouches domestiques, escargots… Note : récemment apparues dans le commerce, des larves artificielle plombées (larvor) semblent donner de bons résultats. La mouche naturelle est aussi très efficace, mais il est préférable de l’élever soi même car la capture est fastidieuse. Pour cela, on dispose à l’extérieur, des déchets de viande sur lesquels des mouches viendront pondre. Il suffira de laisser grossir les asticots puis de les mettre dans une boîte et d’attendre qu’ils se transforment en mouches.

Le matériel

  • L’hameçon
    L’hameçon est la clef du succès dans bien des cas. Le piquant doit être irréprochable et un petit ardillon peut rendre de sérieux problèmes, car dans le canton de Berne, il en est interdit. Les marques allemandes et japonaises sont réputées dans ce domaine.
  • La canne
    La canne à pêche doit être choisie principalement en fonction de la taille du cours d’eau et de l’encombrement de ses berges. Ainsi, pour la prospection d’un cours d’eau de dix mètres de large aux abords bien dégagés, on se dirigera de préférence vers un modèle de quatre mètres de long avec des anneaux extérieurs. En revanche, il faudra choisir plutôt un modèle plus court (trois mètres cinquante) et à fil intérieur pour pêcher un torrent de montagne aux berges inextricables. Les cannes téléscopiques peuvent constituer un bon compromis et possèdent un avantage indéniable au niveau de l’encombrement.
  • Le moulinet
    Le moulinet, réduit à sa plus simple expression, ne sert que de réserve de fil. Son choix importe donc peu. Malgré tout, les modèles spécifiques permettent quelquefois d’éviter quelques désagréables “perruques” autour de la manivelle ou de la bobine.
  • Fils et plombs
    Le corps de ligne est en général fluorescent (souvent de couleur rose ou jaune), afin de permettre au pêcheur de suivre la trajectoire et la vitesse de sa ligne pendant la dérive pour une présentation optimale de l’esche. Pour les salmonidés de nos rivières, son diamètre varie entre 12 et 18 centièmes, le choix reposant essentiellement sur la taille potentielle des prises, la période de l’année et le niveau d’éducation du poisson.En revanche, le bas de ligne est choisi dans un nylon translucide afin de ne pas éveiller la méfiance de l’animal. Son diamètre est en général supérieur à 8 centièmes et n’excède pas les 14 centièmes. Il recommandé de contrôler régulièrement l’état d’usure de ce dernier afin d’éviter d’éventuelles ruptures lors d’un combat avec un specimen de belle taille.
    Les plombs devront être de taille donc de poids différents et placés soigneusement sur la ligne.
  • Divers
    L’habillement du pêcheur se constitue en règle générale d’un pantalon de wading (waders) respirant ou en néoprène, d’un gilet et peut être complété par une paire de lunettes polarisantes. Il est conseillé de porter des vêtements aux couleurs sombres qui se fondent bien avec celles de l’environnement et d’éviter à tout prix les teintes trop “voyantes”, telles que le jaune, le rouge ou le blanc.

La ligne

En partant de l’hameçon, laissez environ la largeur d’une main et fixez un premier plomb de petite taille. Réduisez ensuite les écarts entre les plombs tandis que vous augmentez le poids de ces derniers. De cette manière, la ligne s’arquera dans le courant et le poisson verra en premier votre esche et non vos plombs. Une plombée classique comporte de quatre à six plombs, mais leur nombre et leur poids peut varier selon la hauteur d’eau et la densité de l’appât. Il est en effet intéressant que celui-ci descende le plus vite possible afin de rendre votre ligne le plus rapidement pêchante. La liaison bas de ligne-corps de ligne est assurée par un mini émerillon (afin de ne pas vriller la ligne, ce qui diminue sa résistance). On peut placer sur ce dernier un indicateur de touche (ou rigoletto), petite bille de liège colorée dont le rôle n’est pas de soutenir la ligne à la manière d’un flotteur, mais d’aider le pêcheur à suivre les déplacements de sa ligne.

Au Lancer

Cette technique est utilisée en lac, rivière et torrent de montagne et se pratique à l’aide d’une canne de lancer équipée d’un moulinet.

On peut distinguer deux types de pêche au lancer, se différenciant notamment par le poids des leurres utilisés :

  • le “lancer” traditionnel, et
  • l’« ultra-léger »

Le lancer traditionnel se fait à la cuillère, aux devons, aux poissons nageurs, aux leurres souples, aux jigs, aux spinnerbaits, aux buzzbaits et un tas d’autres leurres .
La cuiller est un leurre constitué d’un hameçon et d’une pièce métallique mobile et fixée en un point de l’hameçon.
Le devon est un leurre tournant.
Le poisson nageur est une imitation de petit poisson. Là aussi, ce sont les vibrations engendrées par le leurre qui provoque l’agressivité du poisson.
Le leurre souple est un leurre en plastique plus ou moins souple comme l’indique son nom: il existe une multitude de ces leurres. Ce sont souvent des leurres peu coûteux, cela permet ainsi d’en acheter des différents. Ils se révélent assez polyvalents et efficaces lorsque les conditions sont plus difficiles qu’à l’ordinaire, comme lorsque les poissons sont habitués aux poissons-nageurs.

Des types variés de cuillères (tailles, formes ou couleurs) sont adaptés aux espèces, à la luminosité, au type de cours d’eau. Par exemple, en eau trouble, des couleurs lumineuses telle que l’argent sont préférée à la couleur cuivre tachetée de rouge utilisée en torrent de montagne. Le noir est utilisé quand on voit le fond du cours d’eau. La rotation de la cuillère produit dans l’eau des ondes sonores s’apparentant aux battements d’ailes d’une mouche s’échappant de l’eau. Ainsi le jeu du moulinet est crucial car il conditionne l’efficacité du leurre. il peut être rapide en été (les poisson sont plus vifs qu’en hiver), ou lent (en hiver les poisson sont engourdis par le froid donc ne vont pas se déplacer sur beaucoup de terrain), ou saccadé.

exemples typiques de pêche à la cuiller :

  • pêche au brochet
  • pêche à la truite